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Histoire & Géographie du Haut-Darshan ...

 
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Vénérable Lignole
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MessagePosté le: Mar 22 Déc - 17:23 (2009)    Sujet du message: Histoire & Géographie du Haut-Darshan ... Répondre en citant

Des trois continents de Troy, le Darshan est sans conteste le plus énigmatique, le plus raffiné et le plus prospère. Scindé par l'isthme de Tsyne-Broal en deux vastes territoires, le Haut et le Bas Darshan, le continent s'étend des eaux tumultueuses de la Mer Furieuse aux rives gelées de la banquise septentrionale.

Mais ce qui frappe d'emblée le voyageur est la présence, quels que soient les régions et les reliefs, d'impressionnantes constructions humaines destinées à apprivoiser la nature: surplombant souvent un paysage harmonieux et paisible, de monumentale créations témoignent du génie de la civilisation darshanide.

Ainsi, à travers tout le pays, des centaines d'écluses viennent assagir les lits capricieux des fleuves tandis que les vents des plaines éoliennes du centre animent d'ingénieux mécanismes destinés à l'extraction de ressources souterraines. Au nord, le fantastique monorail relie le Bas Darshan à Puskari en quelques dizaines d'heures, tandis que la cité barrage de Dyoset exploite l'énergie du Double Songho pour alimenter ses moulins.


Le shäh et les shoüris

Les Darshanides forment un peuple unique tant par leur physique (ils se distinguent par leur peau ambrée et par leur modeste taille) que par leur curieuse façon d'appréhender l'existence . Il est en effet parfois très difficile de savoir ce qui se cache derrière le regard de jais et l'éternel sourire qu'ils arborent en toutes circonstances. De nombreux courants philosophiques, enseignés par les Fu-Wolangs, régissent la plupart des aspects de la vie quotidienne: la place des objets à l'intérieur des demeures, l'heure de dégustation de tel ou tel mets ou l'arrangements des poils de pétaure en fonction des saisons. Tous ces préceptes sont censés illuminer la vie de chacun en rétablissant les flux occultes qui relient (selon les Darshanides) tous les êtres entre eux et surtout, tous les êtres avec le Shäh. L'Empereur du Darshan, est l'Homme au-dessus des hommes auquel les Darshanides vouent un culte sans bornes. Seuls les dieux peuvent imposer leur loi au Shäh.
Mais les Darshanides se distinguent aussi par leur génie et leur amour immodéré du commerce: dès le plus jeune âge, dans les cours de récréation, les jeunes écoliers darshanides (que l'on appelle les Bhilguästes) apprennent les dures lois des échanges et les subtilités complexes des shoüris, la monnaie locale.
Cette passion du négoce a entraîné le développement d'une agriculture de qualité ainsi que la recherche incessante de nouveaux produits destinés à l'exportation vers les autres continents . Ainsi, les Darshanides sont-ils passés maîtres dans l'innovation: il ne passe pas une lune sans qu'une création originale ne sorte des ateliers de Fybte.


Livraisons à domicile et association de malfaiteurs

Qui dit commerce, dit richesses et qui dit richesses, dit voleurs. Ainsi, parallèlement au développement des grandes guildes familiales de marchands, de puissantes associations de brigands se sont peu à peu organisées pour former les redoutables triades: des confréries savamment hiérarchisées et infiltrées dans la plupart des milieux.
Or, le négoce darshanide est basé sur l'échange constant de denrées au long de grandes voies commerciales: les fleuves sont encombrés d'élégantes phé-niches tandis que les routes sont sillonnées par des caravanes lourdement chargées. En plus de ça, le commerce maritime connaît un essor sans pareil. Autant d'occasions pour les triades de frapper. C'est pourquoi les guildes ont créé les Bushidaïs, une caste de guerriers formés dans la ville de Wong Lo et chargés d'escorter les convois. Les Bushidaïs jouissent de nombreuses prérogatives et d'un grand respect de la part de la population. Incorruptibles, ils sont par ailleurs entièrement dévoués à leur employeur pendant le temps de leur mission.
Les routes du Darshan sont par ailleurs empruntées par nombre d'itinérants et de colporteurs: Bhaz-Araïs, sorte de guérisseurs maîtrisant onguents et potions; Boutangs, capables de percevoir les flux vitaux et de les canaliser grâce à de petites aiguilles; ainsi qu'une foule de petits artisans nomades tels les forgerons, les couturiers et les écrivains publics.


Le Haut Darshan

Aux deux tiers recouvert de chaînes de montagnes et autres reliefs d'altitude, le Haut Darshan est un territoire agréable et harmonieux. En effet, partout où se pose le regard, tout semble parfaitement à sa place: un peu comme si tout était soigneusement disposé selon les préceptes des Fû-Wolangs. Les Darshanides prétendent d'ailleurs que c'est la cas: selon les légendes, le paysage serait entièrement et quotidiennement façonné par un dieu horticulteur connu sous le nom de Mik-Hôla le Jardineur.
Car le Darshan est avant tout le siège de la Cité des dieux. Les dieux n'interviennent que rarement dans les affaires des hommes. Sauf lorsqu'ils ont envie de se divertir ou de se venger d'une divinité concurrente. Ils vivent tous ensemble à l'écart des mortels dans un palais-forteresse si tué tout en haut du mont Laïshtan.

..........Les mines de Temps-pesé

Avec ses plate-formes élévatrices à propulsion musculaire, ses chariots trollotractés et ses moulins d'extraction à esclaves incorporés: Temps-Pesé est la brillante démonstration de ce que la technologie Darshanide peut apporter à l'Homme... Mais pas au Troll ! En effet, chacune de ces machineries bénéficie de l'énergie plus ou moins maîtrisée d'esclaves quarterons-blancs (des bâtards de trolls blancs issus de razzias sur des petits villages esseulés). Ainsi, Temps-Pesé, avec ses 2000 employés et ses kilocoudées de galeries, constitue une véritable ville souterraine entièrement vouée à l'extraction de pierres précieuses et de pigments. La rigueur du climat rend le travail particulièrement difficile et les esclaves particulièrement fragiles, à tel point que la direction de la mine envisage d'importer des trolls du Vaste Continent ou de créer un élevage dans la montagne.
Par ailleurs, une rumeur récente prétend que, dans les profondeurs de la terre, juste sous les galeries, on aurait trouvé les ruines d'un gigantesque palais de fer où ronronnerait une étrange machine. La légende affirme qu'il s'agirait là du berceau des dieux... Nul ne sait si cela est vrai mais le Shäh fait empaler tous ceux qui répandent la nouvelle

..........Les monastères perchés

Dans cette région montagneuse située non loin de la Cité des dieux, chaque mont, chaque pic comporte un monastère tsaoliste (Tsao-Leu est le plus célèbre et le plus controversé des Fû-Wolangs: ses préceptes sont en effet sujets à des dizaines d'interprétations possibles qui déchaînent débats enfiévrés et foires d'empoigne) d'obédience divergente. Si méditation, spiritualité et vapeurs d'opale (une puissante drogue hallucinogène) sont les mamelles de la philosophie du vénérable Fû-Wolang, chacune de ses paroles peut être interprétée d'une manière subtilement différente.
Vu de l'extérieur, tout ceci est fort stupide et se manifeste essentiellement par la volonté de chaque monastère de posséder une tour plus haute que celle du voisin: les moines se livrent à une concurrence architecturale acharnée d'où les coups bas, bien que formellement interdits, ne sont pas exclus. Ainsi l'étranger audacieux et pugnace (il lui faudra affronter des températures bien inférieures à zéro, des armées de prédateurs tapies dans la neige ainsi qu'un relief comportant bien plus de montées que de descentes) sera récompensé de ses efforts par un gruau d'opale qui le plongera pendant dix jours et dix nuits d'affilée dans une profonde béatitude. Ensuite, il lui faudra se soumettre aux règles plus ou moins strictes de purification du temple où il a échoué: chasse au mythique Tsahu, précipitation d'une falaise accroché à une corde qu'il aura lui-même tressée, etc. Peut-être aura-t-il l'insigne honneur de participer à une traque à l'abominable troll des neiges - en tant qu'appât, bien sûr.

..........Imotes

Avec ses dizaines de yourtes en peau de krök et ses quelques baraques de bois, Imotes est une ville sans cesse sur le point de partir. En effet, Imotes tout entière suit la route de migration des glömous: de répugnants crustacés dont les entrailles, une fois préparées et patiemment roulées à la main par de jeunes vierges, constituent l'un des mets les plus raffinés et les plus rares de Troy. Cette industrie est très sérieusement encadrée par une armée de Bushidaïs qui surveillent les entrées, les sorties et les mouvements de la ville. Comme il n'y a pas de petits profits, les Imotites pratiquent aussi la chasse au krök, un impressionant prédateur dont la fourrure fournit un excellent isolant contre le froid.
À ce propos, la Baronnie de Folie-Flèche serait particulièrement intéressée par ces peaux pour confectionner des sortes de manteaux pour dragons et ainsi les utiliser en combat. Une idée qui pourrait bien changer la face de l'Hédulie .

..........Les falaises d'oxbère

Oxbère est le siège d'un curieux phénomène climatique qui attire la pus incroyable communauté de scientifiques et d'originaux de Troy. Le long des falaises de craie, des courants aériens permettent de se précipiter du sommet et de s'envoler... du moins lorsque le vent est ascendant. Ce dernier change en effet de sens en fonction de la saison, du sens des marées et de la couleur des premières renoncules. Ainsi, tous ceux qui caressent le rêve d'imiter les dragons viennent y tester leur machines volantes et autres aérobidules improbables tandis qu'un groupe d'haruspices et divinateurs de tout poil fait fortune non loin.
Par ailleurs, et sans que l'on puisse comprendre pourquoi, c'est à Oxbère que viennent au monde la grande majorité des Fû-Wolangs, ces philosophes qui lévitent lorsqu'ils sont assaillis de visions divinatoires.

..........Les contes de Dyoseth

Située à l'embouchure du fleuve Songho, la ville-barrage de Dyoseth est un véritable bijou d'architecture. Elle est implantée sur une gigantesque muraille regorgeant de rouages et autres mécanismes destinés à transformer la force des eaux déferlantes en énergie mécanique qui servira à faire tourner les moulins ou les forges de la ville.
Mais Dyoseth est surtout connue pour ses conteurs énigmatiques: une confrérie sectaire qui a élevé la transmission orale des mythes au rang d'art majeur. Ses membres se produisent contre de fortes sommes d'argent et narrent les légendes à un public toujours nombreux. On murmure que certains dieux facétieux s'amusent à rendre réelles les histoires des conteurs de Dyoseth...

..........Le monorail

Descendant de modestes immigrants des toutes proches îles Thona, réputées pour leur nature inhospitalière et leurs mœurs barbares, la dynastie des Kâ-Tsio a engendré les plus prolifiques inventeurs que le monde de Troy ait jamais portés. De l'ancêtre, créateur du génialissime fil à couper le Bheür (sorte de pâte sucrée utilisée comme ration de survie pour ses propriétés nutritives et sa résistance aux intempéries) au petit dernier Kâ-Tsio 6ème du nom, concepteur du monorail, cette famille est à l'origine de la plupart des innovations techniques du Darshan. La légende prétend d'ailleurs que Gheötouv'Hrout, dieu des inventeurs, aurait lui même fécondé la première femme de la lignée . Gageons que tout ceci n'est que ragots et malveillance jalouse.
Le monorail, quant à lui, est une invention particulièrement audacieuse et astucieuse: un assemblage de wagons glissant sur un rail de pierre et propulsé par une myriade de cerfs-volants. Ce moyen de transport rapide permet de relier Tsyne-Broal à Puskari en passant par le port de Sansha et le relais du Songho, à travers les steppes du Haut Darshan. De nombreuses marchandises transitent ainsi à destination des monastères ou des mines. Ce n'est guère étonnant, tout ce trafic ne cesse d'attirer une masse croissante de bandits et de trolls blancs. Devant la multiplication d'incidents fâcheux et de regrettables massacres, un corps expéditionnaire de volontaires montés sur de puissants dracosaures à poils longs a été créé. Menée par la pétulante Fû-Walree, cette petite armée efficace et bien entraînée parvient à maintenir une paix relative le long de la ligne.

..........Tsyne-Broal

L'isthme de Tsyne-Broal est constitué d'une mince bande de tere qui marque la frontière entre le Haut et Bas Darshan et sépare l'océan Darshanide de la Mer du Ponant. Pour passer de l'un à l'autre, les navires sont tirés sur la berge, soigneusement calés sur des rondins lubrifiés, pus halés par des centaines d'hommes sur les quelques lieues qui séparent les deux rives. Il eut été sans doute plus pratique de percer un canal mais cela aurait remis en cause toute l'économie de la région. À Tsyne comme à Broal, on est rouleur de navire de père en fils et propriétaire de bordel de fille en mère. Ainsi, tandis que leur navire progresse lentement à la sueur du front des rouleurs, les marins peuvent à loisir profiter des geishas et de leurs massages intimes tout en consommant de la bière d'algues et du fû-ghû farci.
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MessagePosté le: Mar 22 Déc - 17:23 (2009)    Sujet du message: Publicité

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